La flûte à bec se caractérise par deux éléments réunis :
1- une embouchure comportant un canal et un biseau 2- un trou d'octaviation (trou de pouce) placé à l'arrière.
Un bouchon (ou bloc) inséré dans le bec forme le "plancher" du canal.
La flûte à bec possède 8 trous (y compris le trou de pouce), dont les deux derniers sont parfois doubles.
L'étendue de la plupart des flûtes à bec, est de deux octaves et demie. Toutefois, les flûtes à bec de "consort" de la renaissance possèdent un ambitus plus petit, généralement inférieur à deux octaves.
Les quatre tailles de flûte à bec les plus courantes aujourd'hui sont la soprano en do, l'alto en fa, la ténor en do et la basse en fa. L'alto est devenue la flûte à bec soliste par excellence.
Comment fonctionne la flûte à bec
PETITE HISTOIRE DE LA FLUTE A BEC
Son origine remonte sans doute au Moyen Age. Peu de flûtes à bec médiévales on été conservées. L'une des plus anciennes a été retrouvé sous les fondations d'une maison du 14e siècle, à Dordrecht, aux Pays Bas.
Au cours des siècles la flûte à bec a beaucoup évolué. A la Renaissance
elle était surtout utilisée en ensemble et se fabriquait le plus souvent en familles (consort) de différentes tailles.
A partir du 17e siècle la flûte à bec devient un instrument soliste mais il reste peu de flûtes originales de cette époque dans nos musées. La flûte soprano est devenue l'instrument dominant dans les pays de l'Europe du Nord, alors qu'en Italie c'est l'alto en sol qui garde la place prépondérante.
Au début de l'ère baroque, la flûte à bec subit une transformation importante qui lui donne une étendue plus grande et un jeu plus virtuose. C'est
à partir de là que se généralise la construction des flûtes à bec en 3 pièces, afin de faciliter le perçage précis de profils internes plus complexes.
Il y a dans l'Encyclopédie de Diderot & d'Alembert un article intéressant sur la flûte à bec de cette époque.
Ne pouvant concurrencer la flûte traversière en volume et en dynamique, la flûte à bec tombe en désuétude vers le milieu du 18e siècle, et reste oubliée pendant environ 150 ans.
De ce fait elle échappe aux changements apportés aux instruments à vent au 19e siècle et ne reçoit pas de système de clés. Redécouverte au début du 20e siècle, la flûte à bec revient à la mode vers 1960 avec le renouveau de la musique ancienne.
La conception des flûtes à bec continue à évoluer de nos jours.
THE RECORDER IN BRIEF
A DESCRIPTION OF THE RECORDER
The recorder can be identified by 2 main characteristics found together:
1- a mouthpiece consisting of a windway and a labium
2- an octave hole (thumb hole) behind the instrument
A block or fipple inserted in the top of the mouthpiece forms the "floor" of the windway.
The recorder has 8 holes (including the thumb hole). The bottom two are often double.
Most recorders, have a range of two and a half octaves. However renaissance consort recorders usually have a smaller range of less than two octaves.
The most common sizes used today are the soprano (or descant) in c, the alto (or treble) in f, the tenor in c and the bass in f. The alto has become the main solo recorder.
How recorders work
A SHORT HISTORY OF THE RECORDER
The origin of the recorder goes back to the Middle Ages. Few medieval recorders have survived, but one of the oldest known ones was found under the foundations of a house built in the 14th century in Dordrecht, in the Netherlands.
The instrument has continually evolved over the centuries. During the Renaissance it was mainly used for consort music and different sized recorders were made and played together.
From the 17th century onwards the recorder became a solo instrument. The soprano was the dominant recorder in Northern Europe, whereas the g alto continued to be used in Italy.
At the beginning of the Baroque period, the design of the recorder changed considerably, giving it a wider range and more virtuoso possiblities. From then on recorders were made in three pieces to make precise boring of more complex internal profiles easier.
There is an interesting article on the recorder of this time in Diderot & d'Alembert's Encyclopédie After the middle of the 18th century the instrument was no longer loud and dynamic enough to compete with the flute and fell into oblivion for about 150 years. It therefore escaped the changes brought to wind instruments during the 19th century and was not equipped with a key system.
The recorder was rediscovered in the beginning of the 20th century and came back into fashion around 1960 with the revival of early music .
The design of recorders continues to evolve today.
LA FLUTE A BEC AUJOURD'HUI
La flûte à bec n'est pas simplement un instrument historique. Elle s'est taillée un place de choix dans la musique contemporaine, et de nombreux compositeurs de notre époque ont écrit des pièces pour elle.
Les flûtes à bec scolaires ou d'étude sont généralement produites industriellement, en matière plastique ou en bois, tandis que les flûtes à bec de haute de gamme, plus spécialisées, sont fabriquées à la main dans de petits ateliers en utilisant les techniques traditionnelles.
Les bois utilisés couramment pour ces instruments sont le buis, le grenadille pour les flûtes solistes, l'érable, le poirier et d'autres fruitiers pour les flûtes d'ensemble,
Voici d'autres noms pour la flûte à bec :
flûte douce (en français), recorder (en anglais), Blockflöte (en allemand), blokfluit (en néerlandais), flauto de pico ou flauto dulce (en espagnol), flauto dolce (en italien), et flauta de bisel (en portugais).
THE RECORDER TODAY
The recorder is not only a historical instrument. It has also found a place of honour in contemporary music, and many composers of our time have written pieces for it.
School and study recorders are usually produced industrially, in plastic or in wood, whereas more specialised, top quality instruments are handmade in small workshops, using traditional methods.
Woods commonly used for these instruments are boxwood and grenadilla for solo recorders, maple, pear and other fruit woods for consort recorders.
Here are some other names for the recorder:
flûte à bec or flûte douce (in French), Blockflöte (in German), blokfluit (in Dutch), flauto de pico or flauto dulce (in Spanish), flauto dolce (in Italian), and flauta de bisel (in Portuguese).