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Voici un exemple de doigté de fourche. Il s'agit d'ouvrir un trou et d'en fermer un ou deux plus bas, ce qui a pour
effet de prolonger la colonne d'air vibrante et de baisser la note, le plus souvent d'un demi-ton.
Le graphique ci-dessous comment fonctionne la colonne d'air dans la flûte dans son premier registre.
Les ventres (V) sont des endroits où le pression est basse avec un maximum de vitesse.
Les noeuds (N) sont au contraire des zones de haute pression sans mouvement. Dans le fonctionnement de
base des flûtes il y a un noeud au milieu de la colonne d'air et un ventre à chaque extrémité.
Les 2 courbes montrent les variations de la vitesse et de la pression.
Lorsqu'une onde descend dans l'instrument à partir de l'embouchure, une onde symétrique remonte en même
temps depuis le bas du tuyau. Elles se rencontrent là ou se trouve le noeud, rebondissent et repartent en sens
inverse, pour rebondir à nouveau aux extrémités dans un mouvement de va et vient qui sera entretenu tant
que le musicien souffle dans l'instrument.
Le graphique suivant visualise les noeuds et les ventres. Les deux courbes représentent la vitesse des vibrations le long de la
colonne d'air, ainsi que les variations de pression. Les flèches indiquent la direction des vibrations. Le profil de la perce (le tuyau) de la flûte est schématisé plus bas, ainsi que les trous fermés (x) et ouverts (o).
Ouvrir un trou équivaut en théorie à couper la colonne d'air au niveau de ce trou, mais à la flûte
à bec les trous sont trop petits pour cela. La pression et la vitesse diminuent progressivement au delà. C'est pour cela que les doigtés
de fourche comme celui-ci sont possibles.
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